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Le Carême dans nos églises

Ces quarante jours avant Pâques nous sont offerts. Accueillons les comme un cadeau pour nous libérer … nous libérer du superflu et de tout ce qui nous encombre : les jugements, les apparences, les plaisirs futiles,…

40 jours de chemin pour retrouver le Seigneur dans la prière, dans la lecture d’un évangile, dans des rencontres chaleureuses et profondes.

Comment manifester ce temps dans nos églises ?

Dans nos églises ouvertes où peu d’offices sont célébrés, il s’agira de trouver le juste équilibre entre le dépouillement propre au Carême et le signe de vie de la communauté présente et qui, tout en accueillant les visiteurs, souhaite partager ce qu’elle vit durant cette période.

L’animation visuelle de nos églises réside souvent dans  des compositions végétales. Ces décors ont un code en fonction de la liturgie. En commençant le mercredi des cendres, puis l’évangile de Jésus au désert, on comprend que la décoration florale sera dépouillée à la manière du jeûne. En avançant dans le Carême, on gardera cette composition pour venir y ajouter des fleurs séchées, des pierres,  .. tout ce qui va pouvoir faire éclater la vie le jour de Pâques. L’autel restera toujours dépouillé, excepté pour le dimanche de la joie.

N’oublions pas que la Parole de Dieu doit rester présente dans ce temps : un lectionnaire ouvert pourra être présenté aux visiteur sur un lutrin ou encore des versets bibliques à emporter chez soi..

Petit guide des bouquets de Carême (tiré du site Aleteia) :

Le 1er dimanche de Carême, on ajoute du sable sur les pierres foncées et des branches couvertes de lichens (mousse qui envahit les branches des arbres).

Le 2e dimanche de Carême est le temps de la transfiguration : des branches de cornouiller (arbuste à petites fleurs jaunes) vont alors enluminer le bois sec, accentuant le contraste entre la mort et la vie, entre la Passion et Pâques. Elles laissent ainsi paraître la gloire de Dieu. Des petits bouquets de jonquilles ou d’immortelles symbolisant l’espérance s’y ajouteront.

Le 3e dimanche de Carême rappelle ce que Jésus dit à la Samaritaine : « Si tu savais le don de Dieu » (Jean, 4-10). Une cruche avec des genêts et des jonquilles symboliseront alors la miséricorde qui fait passer de la mort à la vie.

Pour exprimer les paroles du 4e dimanche de Carême consacré à l’aveugle-né qui vivait dans les ténèbres, à côté des branches de bois mort on allumera un cierge pour signifier la lumière du Christ.

Enfin, le dernier dimanche du Carême, celui de la résurrection de Lazare, la composition florale soulignera alors le contraste entre la mort et la vie, en ajoutant aux branches un simple feuillage printanier.

Voir le site de l’abbaye de Tamié qui propose des bouquets évolutifs

PdB ou Pascale de Barochez, déléguée à la Pastorale du Tourisme du diocèse d'Orléans.

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